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04/10/2014

Attendre pour réaliser la Ligne 5 de tramway, c'est aggraver les problèmes de circulation maintenant et dans un proche avenir !

Forte croissance démographique, hausse du prix du foncier et fortes disparités de revenu, s’accompagnent d’une intensification et d’un allongement des déplacements domicile travail.

  [http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=1&r...

 

 

 

1- Ces mobilités résidentielles, sur des distances courtes, sont en grande partie motivées par la recherche d’un logement répondant au mieux aux besoins du ménage en matière d’espace, de coût ou d’accès à la propriété, besoins évoluant au cours du cycle de vie. Ces personnes quittent le cœur de l’aire urbaine - la ville-centre et sa couronne proche - pour rejoindre sa périphérie. Mais la majorité continue à y travailler, augmentant la distance entre leur domicile et leur lieu de travail. Concernant l’agglomération de Montpellier, l'augmentation du prix du foncier et la diminution des surfaces disponibles ont encouragé la croissance démographique au-delà des frontières de l'Agglomération. En une décennie, le nombre de déplacements au-delà de 10 km de la ville-centre a fortement progressé, constituant l’essentiel de l’augmentation du nombre de trajets domicile-travail entre 1999 et 2010.

 

Les trajets de 10 à 30 km représentent 71 % des navettes domicile-travail supplémentaires entre 1999 et 2010 et les 30 à 50 km 26 % des navettes nouvelles à plus de 10 km de la ville-centre.

 

Permettre l’accès à un logement satisfaisant les besoins des ménages toujours plus nombreux dans la région, et limiter l’étalement urbain, pourraient vraisemblablement être un des objectifs principaux du programme pluriannuel d'intervention 2014-2018 de l’EPF LR.

 

 

 

2- L’augmentation de population (chez nous, 1000 habitants par an à Montpellier et la périphérie proche) se fait à un rythme plus fort dans les couronnes périurbaines que dans les villes-centre. Montpellier, capitale régionale, constitue la principale exception : la ville de Montpellier a connu une croissance comparable à sa périphérie : +1,2% la ville et + 1,3% la périphérie.

 

 

 

3- 75% des arrivants possèdent 1 à 2 voitures.

 

 

 

La conjonction de ces trois facteurs font que même si une rame de tramway véhicule 250 personnes en heure de pointe, l'équivalent de 3 bus et de 77 voitures, si on ne poursuit pas le maillage du tramway complété d'autres modes de déplacements, covoiturage, vélos….forcément les bouchons vont perdurer. Sur Celleneuve, avec la Ligne 3, les bouchons de voitures ont disparus sur la Route de Lodève.

 

Plus on attend pour entamer les travaux de la Ligne 5 , plus on aggrave le phénomène pour les années qui suivent.

Commentaires

L'agglomération a déjà créé 4 lignes de Tramway. Le nombre de voitures a t'il diminué sur Montpellier? Les tramway desservent ils les populations existantes? Ou sont ils plutôt des outils d'urbanisation (RN113 à Castelnau, quartier des constellations à Juvignac?

Même le comité de quartier de Clerondegambe note dans sa lettre n°16 d'Automne, que les transports en commun ont leurs limites, article "Moins de dodo, plus de boulot" :

"Sortons les calculettes : les nouveaux habitants de Pierre Mendes France, avenue Clemenceau mettront pour aller travailler au cœur du millénaire (rue Henri Becquerel) entre 1h24 à 1h40 aller-retour en transport en commun(Simulation site internet TAM) ... contre 26 à 30 minutes en voiture pour le même trajet (Source Google map).
Le calcul est vite fait : dans ce contexte les nouveaux habitants auront besoin de voitures et de parkings et encombreront les routes."

Écrit par : F. Kruger | 04/10/2014

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